11 March 2025

Temps de lecture : 2 min

Comment K-Words veut imposer une nouvelle approche du sponsoring de mots-clés en open web

K-Words est une startup qui permet aux annonceurs de sponsoriser des mots-clés directement au sein des articles publiés sur des sites médias. Fondée en 2024, la jeune société se veut complémentaire au search et travaille déjà avec Reworld Media. Rencontre avec Yohan Elmaalem, directeur général de K-Words.

L'équipe de K-Words

Quel est le concept de K-Words ?

Yohan Elmaalem: K-Words permet aux annonceurs de sponsoriser des mots-clés dans les articles de sites médias. Lorsqu’un mot-clé est sponsorisé, un logo d’annonceur apparaît et un lien redirige les lecteurs vers son site. C’est une solution complémentaire aux stratégies de référencement sur les moteurs de recherche.

Quel est le constat qui a motivé sa création ?

Nous sommes partis du constat que le marché du search est dominé par les moteurs comme Google. Notre idée était de proposer une alternative permettant aux annonceurs de tirer parti des éditeurs de contenus. Le projet est aussi né du débat autour de la suppression des cookies tiers par Google, même si cette décision a été retardée. Notre solution repose sur un ciblage contextuel, qui reste pertinent quelle que soit l’évolution du marché. K-Words n’a pas vocation à remplacer Google. Nous proposons une offre complémentaire. Les annonceurs peuvent continuer à investir sur Google tout en diversifiant leurs budgets grâce à notre solution.

Exemple de mots-clés sponsorisés avec K-Words

Quel est votre modèle économique ?

Nous fonctionnons sur un modèle de partage de revenus avec les éditeurs de sites médias. La répartition varie selon le trafic et le nombre de pages vues. Par exemple, pour une campagne à 10.000 euros, entre 7.000 et 8.000 euros sont reversés aux éditeurs.

Les annonceurs bénéficient d’un reach supplémentaire et d’un levier de performance complémentaire. Côté éditeurs, cela représente une source de revenus incrémentale sur un asset qui existait déjà, mais qui n’était pas exploité de cette manière.

Comment commercialisez-vous votre technologie ?

Nous proposons nos propres campagnes publicitaires sur les sites partenaires, mais les éditeurs peuvent aussi utiliser notre solution et la vendre directement à leurs annonceurs via notre plateforme. Certains éditeurs ont déjà une régie interne, comme Reworld Media et peuvent ainsi intégrer notre technologie à leur offre.

Qui sont vos clients et partenaires ?

Nous avons réalisé une cinquantaine de campagnes publicitaire dans des secteurs variés comme l’automobile, l’énergie, le retail et le voyage. Côté éditeurs, nos partenaires incluent des groupes comme Reworld Media, couvrant différentes thématiques (sport, lifestyle, univers féminin, etc.) à travers du contenu premium. Nous comptons aujourd’hui environ 30 à 40 annonceurs actifs.

Quels types de sites peuvent utiliser votre technologie ?

Tous les éditeurs ayant du contenu rédactionnel de qualité peuvent devenir partenaires. Nous nous assurons cependant de la brand safety en évitant les contextes négatifs ou dégradants. Le challenge avec les sites indépendants à fort trafic (long tail) est de garantir la qualité du contenu.

Quels sont vos objectifs de développement ?

Nous souhaitons nous développer sur les marchés français et anglo-saxons. L’un de nos cofondateurs, Harry, est basé à Londres et pilote notre développement au Royaume-Uni. Nous visons également les États-Unis. Pour le moment, nous sommes en mode bootstrap, mais nous envisageons une levée de fonds pour accélérer notre croissance.

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